EDITO et VOS REPONSES
Un auteur, qu’est-ce que ça mange en hiver?
Si, rares sont les auteurs qui vivent de leur plume, encore plus rares sont-ils à en parler ouvertement. Surtout s’ils n’y arrivent pas. Ceci qu’il ou elle soit débutant ou vétéran, (mal) publié ou boudé par les comités de lecture, (re)connu par ses pairs mais méconnu d’un large lectorat ou, pire : encore inconnu au bataillon. Si vous me permettez de généraliser -avec la prudence de réserve qui s’impose en ce procédé- je dirai qu’ils me semblent tous avoir ce point commun :A l’exception de quelques graphomanes -par nature décomplexés-, il me semble que la plupart des ces auteurs demeurent mutiques, ou subitement amnésiques, quant à leur cheminement de vaches maigres. Et, partant, totalement décalés socialement quant à la déclinaison de leur identité (combien de jeunes auteurs confient à leurs proches et leurs employeurs qu’ils écrivent ?). Au risque de développer un comportement dichotomique. Quel paradoxe pour des artisans du langage. J’ai eu envie de pallier quelque peu cette parole manquée. De témoigner de mon propre vécu parce que je le sais non singulier : il a des clones par milliers. De même, j’en appelle à votre témoignage. Pas uniquement par souci de partage, mais aussi pour exorciser ensemble cette question. Mettre du signifiant et relever l’humain dans cette rude situation qui prévaut chez l’écrivain(e).
Un auteur, ça vit? Espèce en voie de disparition? ça a besoin de fric comme tout le monde? Oui? Quel métier exerce-t-il qui le fait basculer à côté de sa plume ou à ses côtés? Comment les artistes se débrouillent-ils pour vivre, créer et survivre? Comment les auteurs négocient-ils l’équilibre précaire entre temps alimentaire et temps de création? Ceci pour en rire et en parler ensemble. J’espère bien ne pas demeurer toute seule sur ce blog. Le plus important est votre réaction, votre avis sur la question. Donc, très chers auteurs, vos témoignages de vos astuces et vécu, anecdotes, emplois subalternes ou occupation principale, sont plus que bienvenus : ils sont attendus.
Historique
« Qu’est-ce que ça mange en hiver? » : expression québécoise qui interroge la définition d’une chose inconnue ou non identifiée.
Le blog Ecrivain, ça mange quoi en hiver ? a été créé le 27 décembre 2006.
28 septembre 2008 :
L’aventure de ce blog se conclut. Ecrivain, ça mange quoi en hiver? reste en ligne mais, ceci ne pouvait devenir un vrai blog faute d’avoir l’envie et le temps de l’alimenter régulièrement. N’empêche, ce qui demeure ouvert est l’espace d’accueil pour vos témoignages, vos réactions et avis sur la question. Vous pouvez continuer à déposer (et lire) vos commentaires.
De même, je viendrai recopier ceux laissés sur le groupe éponyme sur facebook.
Un auteur, ça vit? Une espèce en voie de disparition? ça a besoin de fric comme tout le monde? Oui? Quel métier exerce-t-il qui le fait basculer à côté de sa plume ou à ses côtés? Comment les artistes se débrouillent-ils pour vivre, créer et survivre? Comment les auteurs négocient-ils l’équilibre précaire entre temps alimentaire et temps de création? Hum? Ceci pour en rire et en parler ensemble. J’espère bien ne pas demeurer toute seule sur ce blog. Le plus important sont vos réactions, votre avis sur la chose. Donc très chers écrivains et auteures, vos témoignages et astuces, emplois subalternes ou occupation principale, sont attendus.
… à vous…
voir aussi Modus vivendi
Il existe aussi un groupe sur Facebook (non, rien de plus à lire, tout est ici)

Bonsoir,
Je ne suis pas encore “vraiment” écrivain puisque je n’ai commis que quelques articles dans un magazine et une centaine d’autres sur mon blog. Ah, et puis aussi des centaines d’autres sur divers sites web que j’ai créé. Sans compter les millions d’email que j’ai envoyé à mes amis et à ma famille ces dix dernières années. Et toutes les lettres postales d’auparavant…
Quand est-on vraiment écrivain ?… Mon conjoint soutient que l’on est journaliste dès lors qu’on est publié au moins une fois dans la presse. Alors disons que je suis “journaliste”. Mais écrivain ?… Faut-il être publié par une maison d’édition ? Sans doute. Mais ensuite faut-il être publié par une “grande” maison d’édition ? Ou bien vendre tant de milliers (millions ?) d’exemplaires pour être considéré comme tel ? Ou alors publier son second livre pour être pris(e) au sérieux ?…
Pour ma part je pense que dès qu’on prend la plume (le clavier) pour y coucher plus qu’une confirmation de rendez-vous, on est un peu écrivain.
Reste ensuite à savoir si on a les moyens d’en vivre… Et là, c’est plus compliqué. Ou plus sophistiqué ?!…
Voici mes impressions suite à la lecture de votre blog, qui incite à la réflexion, et qui m’a fait sourire. Connivence.
Un seul mot d’ordre : persévérez !…
Je vous lirai régulièrement.
Marie-Ange
Bonjour Marie-Ange,
Pertinentes, vos questions. En effet, si n’était écrivain que celui qui publie, à ce compte-là je ne suis moi-même rien du tout. D’ailleurs… Ni journaliste ni auteur. Mais si tout celui qui écrit un peu était écrivain, la terre serait ainsi peuplée d’écrivains. C’est joli, notez. La vérité est sans-doute au milieu, qu’en pensez-vous?
Ton blog me fait penser beaucoup sur mon parcours d’écrivain et sur la possibilité de vivre en tant qu’auteur. Cela a peut-être l’air minable que j’écris pendant 25 ans sans un vrai succès, mais je continue et je suis fier de mon œuvre. J’ai un boulot à mi-temps assez ennuyeux, mais cela me permet à survivre et me donne le temps d’écrire.
Je crois aussi que gagner de l’argent par l’écriture n’est pas très bon pour l’écriture, mais un boulot dans un bureau n’est pas très bon aussi. Disons qu’il faut vivre, dans tous les sens, pour écrire, mais comment ? Il y a des poètes qui trouvent une poste pas mal dans une université, mais le danger est que, du coup, ils écrivent des « poèmes d’université » sans intérêt à d’autres gens. Et je trouve qu’ici à Londres ou à Paris, on a tous les conforts de la vie, mais ça coute cher, alors c’est encore plus difficile de vivre en tant qu’artiste aujourd’hui.
Il est complètement faux de penser qu’on a besoin d’un vrai job pour être un bon écrivain. Sauf en cas de panne d’imagination, mais bon…
@ Wrath: Bonsoir Wrath,
C’est ce que je pense aussi.
Un vrai métier à côté c’est discutable (voir par exemple les remarques de Primo Lévi sur la question qui disait avoir eu besoin de travailler, ce qu’il faisait plutôt assidûment puisqu’il était chef d’entreprise). En revanche les jobs alimentaires sont pour moi un vrai gâchis. Tout ce temps et surtout son énergie, consacrés à du pur alimentaire, ne sont donc pas consacrés au travail d’écriture. Or écrivain c’est aussi un métier. Il faut écrire (et lire) beaucoup pour bien écrire. Des « gammes » qu’on devrait faire au quotidien… d’où le danger d’une perte ou d’une rouille qui s’installe.
Donc je te demande ce que tu signifies par ton « mais bon »?
@ Andrew Staniland : oui… avec le danger de tomber dans un cercle vicieux décrit juste ci-dessus à Wrath.
@ Wrath:
>
Oui, c’est vrai. D’ailleurs, ce n’est pas ce que j’ai dit. J’ai dit plutôt qu’il faut une vraie vie pour avoir de quoi à écrire. Mais tu résumes bien le problème, qu’on confond un job avec une vie, survivre avec vivre…
J’ai toujours eu un boulot assez prenant. Lorsque j’étais imprimeur il m’arrivait de travailler 7 jours sur 7, parfois 16 heures d’affilé. Maintenant je ne bosse plus, en tant que bouquiniste, que 6 jours sur 7. J’arrive à dégager du temps pour écrire, pour vivre et pour faire vivre mes écrits. Ce n’est pas toujours facile. Parfois je ne dors pas assez. Pas toujours facile de trouver un équilibre.
Et puis il y a le Net. Et ça aussi c’est un sacré terrain de vie, d’échange, d’émotion… Ça aussi ça nourrit bien mes écrits.
J’ai atterri ici en lisant ton bulletin sur Myspace : articles intéressants, bon style, projet alléchant. Zou, dans mes favoris.
je tape.
Mais je m’ég@rpe.
Avant tout, je ne me considère pas comme un écrivain. Pas assez grand pour ça. Plutôt un auteur.
Gérer son temps alimentaire, comme tu dis — belle expression –, se fait malheureusement au rythme de la badgeuse, ce cerbère de la porte de l’open space dans la tour aux fenêtres condamnées (cherchez la contradiction dans ce qui précède !)
Ensuite, il y a le Club des Cinq familial.
Résultat : lever 5h du mat, tous les jours, pour écrire dans la cuisine, devant un petit dej copieux, pendant que tout le monde dort. Non, pas de bécane le matin : je suis un vieux dinosaure qui noircit des pages, les rature, les reprend, avant d’attraper son clavier.
En fin de journée, quand je ne suis pas sur le Net
Bien entendu, je me débrouille toujours pour ménager une place à la lecture ! Le livre alimente l’écrit.
De cet emploi du temps bourré jusqu’aux yeux, il ressort que mon rythme d’écriture est particulièrement…lent. Le processus aboutissant à une nouvelle est inversement proportionnel à la longueur de celle-ci.
Mais je me régale.
Seul bémol : je suis incapable de pondre un roman.
Pour rebondir sur ce que disait Andrew : il ne faut jamais oublier qu’il y a une vie AVANT le job.
Comme dirait mon éditeur (petit, jeune) : « Restez libres, et ne renoncez jamais ! »
Ite missa est ^_ ^
g@rp
http://www.inlibroveritas.net/auteur848.html
http://www.ilv-experience.net/auteur/garp.html
Chere,
En tout premier lieu, je tiens a precise que j ecris sur un ordi qwerty et que je n en ai pas l habitude…J aurais pu attendre d etre chez moi pour faire mon commentaire mais cela eu pour effet de couper mon inspiration soudaine !!
En hiver, un ecrivain mange de la merde et il ne s en rend vraiment compte qu une fois que ce qu il a a dire est couche, comme il l entend, sur le papier. Un ecrivain ecrit avant parcequ il a quelque chose a dire. Quoi de plus normal lorsqu il y a le feu que de prevenir les gens ! ne pas le faire lorsqu il y a lieu de le faire est etrange, n est-ce pas ?
Desole, il manque un mot !…un ecrivain ecrit avant « tout » parcequ il a quelque chose a dire…
Chère amie
mais oui je te confirme, c’est bien la norme, les intellectuels son contraints de plus en plus de concessions au niveau de leurs rapports sociaux et de leur temps. Ils ont pour la plupart un boulot alimentaire et/ou de façade et leur activité donc très clandestine de créateur. Tu comprends, nous ne sommes pas des unités de production ; le plus souvent même, nous ne sommes pas de bons consommateurs. Il faut intégrer cette réalité issue du néo-libéralisme – mais qui a toujours été au moins partiellement une réalité – et imaginer des espaces de contestation puisque c’est bien ainsi que nous sommes contraints de nommer, aussi, la création ! Donc trouver des temps seuls, écrire la nuit, imposer son identité, étudier autant que possible, poursuivre en somme l’idéal spinoziste ! No passaran !
Mathieu Hilfiger, salarié dans le privé et éditeur
http://www.lebateaufantome.com
Alors voilà, question difficile s’il elle en est… En hiver, il faut chauffer la maison, particulièrement ici au Québec où les moins vingt sont plutôt fréquents en janvier…. Donc, un écrivain mange des soupes chaudes en hiver, quand il peut se les payer… J’ai toujours eu la passion de l’écriture. Je me souviens d’un jour de classe, j’avais à peine dix ans, et mon professeur avait lu une « rédaction française » devant toute la classe en disant que ce texte devait être pris en exemple. C’était un texte écrit par un élève de la classe et il devait en taire le nom pour ne pas faire de jalousie. Je devins rouge écarlate pendant la lecture qu’il en fit: ce texte était le mien ! Les années qui ont suivies ont toujours été ponctuées d’hésitations, de peurs, de méfiance, de doutes… jusqu’à ce que je plonge à l’âge de 35 ans dans un concours de nouvelles. Surprise, j’y gagne le premier prix ! Je replonge à nouveau, cette fois dans l’écriture d’un roman. Surprise, le premier éditeur qui reçoit mon manuscrit accepte de le publier ! Et maintenant… j’écris des textes de chansons. Et je m’éclate comme jamais… Mais… je ne mange pas grand chose actuellement…. Il est tellement difficile de vivre de sa plume ! Mais avec la foi… on arrive à déplacer les montagnes ! J’ai 48 ans bientôt et je commence à peine à toucher mes rêves… Il n’y a donc pas d’âge pour rêver ! Je viens de signer un contrat pour une grosse maison d’éditions musicales… et bientôt j’ose espérer que je mangerai de la soupe autant de fois que je le voudrai !
Martine Pratte
parolière
en commentaire Arnaud Huber nous propose une nouvelle. C’est ici sur le blog
http://ecrivaincamangequoienhiver.site40.net/nouvelle-arnaud-huber
Hello tout le monde,
Le premier problème serait d’abord de définir précisément ce qu’est un « écrivain ».
Si on considère qu’est écrivain celui qui tire sa subsistance première de sa plume (ce qui est la définition la plus communément admise), on glisse sur un mauvais terrain. Car la réalité actuelle du système éditorial français veut qu’il soit très difficile de tirer plus d’un kopeck d’un livre si on ne le sort pas chez un mammouth. Cela voudrait donc dire que la petite édition indépendante, qui ne permet pas à ses auteurs de vivre décemment (car elle en a rarement les moyens) ne sort que des auteurs qui ne sont pas écrivains ? Ou des écrivains de seconde zone ? Et que les grandes maisons ne sortira ient que des « bons écrivains », sous prétexte que les contrats soient plus juteux chez eux ? Pas si simple. Ca reviendrait à juger la qualité d’un écrivain à l’aune de son compte en banque.
La « taille » de la maison d’édition (dixit Marie-Ange, plus haut) n’est donc pas un critère déterminant selon moi.
Pas plus que le « succès », même si de nos jours, il est de coutume de juger l’intérêt d’une chose entreprise par la quantité de « succès » (pognon, célébrité, passages sur TF1) qu’on peut en tirer. Où alors Sade, Lovecraft et beaucoup d’autres qui n’ont eu qu’un succès tardif, ou posthume, ou amputé par la censure, ou nié par une société qui n’était pas en adéquation avec eux, sont à jeter aux chiens. Là encore, pas si simple.
Je ne suis pas certain que vivre de sa plume soit une bonne chose. Si cela ne conduit pas à une recherche de satisfaction du public, de l’éditeur et finalement, du banquier. D’où une nouvelle question : l’écrivain qui vit de sa plume reste-il pleinement libre ? Et par là, reste-il un « bon » écrivain ?
Dans le système actuel (mais en fut-il autrement en d’autres temps ?), je crains fort que quiconque veuille créer de manière libre ne doivent accepter de faire *quelques* concessions sur son aisance matérielle… Ce qui est de plus en plus difficile, dans un contexte de libéralisme galopant.
Mais ceci est un autre problème
Pour terminer, un petit lien :
http://www.liberation.fr/culture/livre/200287.FR.php
Bien à vous,
Franck
Qu’est- ce qu’être écrivain après tout ? J’écris depuis toujours, c’est à dire au moins 40 ans ! Je me souviens de mes premiers poèmes vers l’âge de 6 ou 7 ans et jamais je n’ai cessé de prendre le crayon puis le stylo puis le clavier pour aligner des milliers et des milliers de lignes. Suis- je un écrivain ? Oui , je le crois même si à peine quelques textes de chansons ont été utilisés localement ici en Belgique par de jeunes chanteurs débutants.
Je suis enseignante, donc comme tout le monde il me faut travailler pour vivre mais je ne désespère pas de voir un jour mon nom sur la couverture d’un ouvrage en librairie. Pourtant je me refuse à m’auto-publier ! J’écris des poèmes, des chansons, des nouvelles et des romans… et je sais que je garderai l’espoir toute ma vie.
Cordialement à vous tous les auteurs connus ou inconnus.
Marie Lanson (rubrique « plumes »)
Bonjour !
Bien que je pense que cette question peut s’adapter à toutes les professions, vu le contexte économique actuel, il est vrai que les domaines « artistiques/créatifs » semblent plus touchés.
Pour faire court, un écrivain non publié, aussi talentueux soit-il, n’est pas un écrivain, point. Sans reconnaissance, pas d’existence… sans reconnaissance, le doute subsistera toujours quant à la qualité du titre d’écrivain. C’est d’ailleurs dans le creuset de cette incertitude que l’on se doit de puiser sa force. J’ai personnellement pas mal écrit sur le sujet dans Myspace. Conserver deux pages par jour, une discipline… dans un an ça fera un roman… un de plus, un manuscrit qui ne sera probablement pas lu et restera inconnu. Il est vérité qu’à la clarté rayonnante de l’acte de création, se superpose bien souvent l’astre d’indifférence, de mépris, de l’appareil sclérosé du monde impitoyable de l’édition pour une longue éclipse de frustrante et désenchanteresse tristesse. Mais tant qu’il y a de l’espoir… Alors, il y a ce à quoi l’on aspire et puis la dure réalité : des musiciens sans maison de disques, des peintres sans galerie, des écrivains sans éditeur… en hiver, ils mangent des pierres.
J’ai confiance en ta plume, malheureusement je ne suis pas éditeur… mais j’y pense.
Bien amicalement,
Bernard
je cherche à me faire publier bien que j’estime que ce que j’écris soit de la petite écriture. Je ne lis pas souvent mais écrire est vital, participe à mon équilibre. Maintenant je voudrai être édité pour exister, être reconnu. J’en ai besoin car à quoi çà sert d’avoir un talent si modeste soit il s’il n’est pas partagé? enfin je cherche des éditeurs honnêtes
bonsoir,
(« c’était un nom de guerre je crois « )
et l’été ? L’été, le soleil, on a moins faim, c’est bien connu.
L’activité laborale à laquelle nous sommes (tous) contraint peut être une grande source d’inspiration.
Quoiqu’on en dise, l’écrivain est seul, avec ou sans éditeur, avec ou sans lecteur. La création, pour nous humains, n’est pas une chose simple, car on ne se conçoit pas comme tels dans la société. Trop de choses se pensent à notre place. Et pourtant, à la base, nous sommes des créateurs. Ce que nous en faisons, nous n’avons pas à le mettre sur le dos d’une entité surnaturelle ou sur le dos de la société ou du libéralisme ou de je ne sais quoi encore.
Dès lors qu’on prétend écrire, ce qui n’est pas donné à tout le monde, on est responsable !
Ce que mange l’écrivain, c’est d’une autre nature. Et l’hiver est plus rude, à cause, entre autre,du manque de lumière.
L’ego prend pas mal de place.
Je pense aux propos de Duchamp sur les artistes : sur le talent, sur la chance et aussi sur les réceptacles de médiocrité et les choix des princes…
Ce qui est dommage, c’est que de notre côté du monde, l’art est difficile, difficile. Il ya une trop grande distance. N’est ce pas malheureux, pour nous et pour nos enfants ? Là, je pense à L’idiot de Dostoïevsky, et je pense à tous ces ouvrages d’écriture qui m’ont nourri à toutes ces questions que l’on se pose, sans jamais parvenir à nous atteindre, justement à cause de notre résistance. Et bien soit, la plupart des écrivains que je côtoie ont un boulot « alimentaire ». Comme cette expression est drôle vous ne trouvez-pas ? « j’ai un boulot alimentaire ». Les autres, c’est une autre histoire. Faut déjà écrire.
je vous embrasse en toutes lettres
nat
1)Pour répondre à une question- »Dans les textes »…Est considéré comme écrivain, qui a publié, ne serait-ce qu’un seul ouvrage, dans une maison d’édition (et non à compte d’auteur)
2) Moi, je n’en suis pas fière, mais je ne lis rien, à part internet, certains mag littéraires-Par contre, j’achète plein de livres, parfois le même à 2, 3 ou 10 ANS d’intervalles, mais comme je n’en ai lu que qq pages, j’ai oublié, et je rachète le même-J’ai besoin d’être entourée de tous ces esprits, de ce monde-là, ca me rassure-de tps à autre, j’y plonge le nez, au hasard, je lis une page, une phrase- Par ex, j’ai acheté « La logique du sens » (je crois, c le titre) 3 fois, et je ne me souviens pas l avoir lu vraiment, par contre, je sais pourquoi, à chaque fois, je suis attirée par ce bouquin, parce qu’il y a un passage sur Lewiss Carroll, et aussi sur, ben, j’ai oublié, voilà, un ex typique de ma mémoire, c’est grave, c’est peut-être pour ça que je dois écrire- J’ai commencé tres tard en 2003, lors d une maladie (grave)- Je suis completement indisciplinée, lente à m’y mettre, flemmarde, j’écris presque jamais, je sais, c pas bien, c comme ça, et j ai la pretention de continuer, un roman en cours (commencé en 2002!!!!
peut etre se finira t-il avec ma mort- un roman, c dur- le reste, je le garde pou moi, auj, demain, on verra-
courage a tous ceux qui écrivent- c un laboratoire, à la decouverte de soi-meme à travers l ecriture, et ca pourrait etre n’importe quelle autre creation-
Sarah
Bonjour,
L’espoir fait vivre, dit-on souvent pour se rassurer et se donner les encouragements nécessaires à écrire et encore écrire. Pour ce qui me concerne, je ne dois pas trop me plaindre avec trois biographies sorties sur le pays en six ans. Il est vrai que cette activité-pour l’instant- est complémentaire de mon travail de journaliste. Toutefois, ne nous leurrons pas: il y a un monde de l’Edition qui demeure intouchable. Quoi que vous fassiez, quoi que vous écriviez, si vous n’êtes pas attitrée officiellement, pour venir porter la bonne parole sur les ondes ou à la télévision, vous pouvez toujours espérer que ça vienne! Il est quand même bon de persévérer mais à part le miracle digne de Lourdes, je ne vois pas comment nous ferions, nous autres, les auteurs proscrits à leur entourage et à leur ville, pour enfin être traités à égalité avec le microcosme littéraire qu’on voit et revoit en permanence sur les antennes.
Bravo pour votre blog.
Pascal Djemaa, auteur de biographies. http://www.pascaldjemaa.com
Oui. Bon. J’avais écrit sur l’autre page… Ce sera l’occasion de continuer dans la lancée de ces commentaires.
Je ne crois pas qu’un écrivain soit quelqu’un qui doit absolument « survivre » de ses écrits. Il est à mon sens quelqu’un qui sait transmettre une émotion par les mots, il se distingue du « médiocre » par sa façon de transmettre des émotions par les mots. On ne s’improvise pas écrivain, c’est une activité qui ne peut s’acquérir seulement par un savoir, comme on peut apprendre à être informaticien par un savoir. C’est quelque chose qu’on a dans l’âme, un oeuf qu’il s’agit de faire éclore. Etre écrivain, c’est plus qu’un métier, c’est répondre à une problématique existentiel. Le fait d’exister ? Etre par l’écriture ou ne pas être par elle ?
Un écrivain est avant tout un démiurge, pour assurer sa survie, il devient artisan (ce qui ne signifie pas qu’il est « forcément » un industriel). Certain écrivain se préfère simplement démiurge plutôt qu’artisan. Il y en a que ça ne gêne pas d’être les deux (et d’être seulement artisan, sans être « habité »). Il y a une position morale a avoir sur son activité d’écriture. Ecrit-on simplement pour exister, simplement pour survire, ou les deux ? Personne d’autre que soi-même n’a la réponse.
Moi, je me préfère démiurge (mais je ne dirai pas non si le destin me permettait d’être « artisan »). Survire de ses écrits dans le sens de rechercher absolument « le succès », c’est pour moi les « mettre en danger ». A vouloir trop assouvir les besoins du public (parce qu’on a faim) on en oublie « la Quête ». Je recherche à être honnête, à chatouiller les étoiles lorsque je les aperçois, non pour attirer un certain public avide de la nitescence des étoiles… mais parce que c’est le destin de toute écriture. Sans chatouiller les étoiles, à mon sens, l’écrit n’a pas abouti. Mais surtout, je ne cherche pas l’écriture, c’est elle qui me trouve.
La question de la faim et de plein d’autres choses se résume à notre position morale vis à vis de l’écriture. La marche à suivre y est. Ensuite, c’est le Destin. Il faut l’accepter, faire avec. Ecrivain pauvre ? Miséreux ? Il faut payer le prix de nos rêves, de notre insoumission à l’ordre existant… ! Et comme beaucoup l’on dit ici : « Y croire ! ». Et la pauvreté, la misère, ne sont-ce pas des sources d’inspirations, ne constituent-il pas une part de la souffrance qui insuffle le mot ?
A mon avis la question de la survie de l’écrivain doit être posé dans une perspective plus élargie. Le rapport de l’écriture avec la façon de mener sa vie. Il y a de la sagesse à en tirer…
Je ne vis pas (encore) de mes écrits, mais je suis heureux. Et à mon sens, c’est ça qui compte !
Bonne chance, puissent ces mots t’aider !
(D’abord;merci à Alain de m’avoir permis de venir ici!)
–Un écrivain?
Qu’est-ce que c’est?
Pour moi c’est celui qui commence à écrive assez souvent!Est-il lu?Non lu?
Qu’importe,mais il vaut mieux!Pour lui et son égo.
Ecrire et laisser le tout au fond d’un tiroir!Quel massacre:pour l’auteur et le lecteur!
Et que de trésors inconnus!Le quart du monde doit bien être écrivain.
Ecrivain,moi?(écrivaine,je n’aime pas!J’aime l’égalité et pas, encore, de nouvelles catégories!)J’écris!quelques poésies!depuis peu:une petite année et aussitôt publiées sur le blog de mon myspace!Sans les commentaires et les encouragements de mes lecteurs j’aurais arrêté!Car écrire pour moi seule,quel intêrèt!(il suffit d’écrire dans sa tête)
Quel plaisir de coucher ses mots sur le papier et de voir l’écrit prendre forme!de le fignoler un peu ,pas trop!(la saveur se perdrait!Le premier jet est le reflet du coeur!)
Bon,allez!J’avoue!et là est la différence!J’écris pour le plaisir et pas pour le pain quotidien.Quelle chance,me direz-vous!Peut-être pas!Car……l’inexorable temps n’est plus si long pour moi.La retraite me permet de vivre sans souci du pain quotidien.Donc,moi « écrivain »(je me sens un peu génée d’utiliser ce mot!)je n’ai pas le souci de l’hiver,à part le froid et les douleurs plus fortes.
–Cà mange quoi un écrivain en hiver?
Guère plus,ni autrement qu’en été je suppose:très peu pour certains!Mais leur travail « alimentaire »,il leur faut l’assumer!Beaucoup d’autres le font ce travail alimentaire!(« à la sueur de ton visage tu gagneras ta pauvre vie »ai-je lu,un jour!) et rêvent de faire autre chose..
Cà mangera beaucoup d’espoir un écrivain!çà aura un peu faim,un peu froid aussi!Ce sera dur!il aura du bonheur en revanche!Comme l’amoureux il vivra parfois d’amour et d’eau fraîche!Mais,ténacité aidant,persévérance aussi,il pourra un jour vivre de ses écrits.Et s’il n’y arrive pas,il peut toujours penser….. qu’après sa mort,il deviendra célèbre!(on se console comme on peut!)
Allez!Courage les Ecrivains!Et surtout,ne baissez pas la plume!
moi j’ai dépensé énormément de fric pour faire publier mon 1er livre. Vols, viols, violences et verités aux éditions bénevent, et chez moi, car je le vends avec une dédicace de ma main,et bin pour bouffer faut pas compter là dessus, car le temps que tu rentres dans ton argent, il faut vendre. Alors aidez nous, vous tous achetez nos livres,
Je ne sais pas si je vais vivre de mes livres, au moins ce que je vendais me permettais d’acheter ceux des copains, qui m’achetaient les miens.
J’ai envie de sortir de ce cercle et de passer à la vitesse supérieure, j’ai donc trouvé un graphiste qui me fait mes couvertures (enfin ceux de mes prochains livres), ce qui fait moins bidouillés et plus pro, j’ai une correctrice qui traque la faute que mon prolexis a oublié, et un imprimeur. Les uns dans les autres, je paie mon livre moins cher, mais ça m’oblige à un stock que je vais bien être obligée d’écouler.
D’où les salons, les dédicaces, les dépôts en librairie (ça j’aime moins, s’il me mettent les livres dans un coin ou entre deux ténors, je n’en vendrai pas).
En vivre correctement, je n’en sais rien, je pense que pour cette étape, il faut au moins que je rentre dans mes frais.
L’étape suivante sera sans doute une mini-maison d’édition familiale avecune librairie en ligne qui tienne la route car celle de mon blog c’est encore de la bidouille… (mais allez-y voir quand même http://www.mamirene.over-blog.com)
On pense aussi avec les blogopotes auteurs se regrouper en association pour provoquer des manifestations autour du livre.
Il ne me manquait plus que trouver Facebook qui va me permettre d’avoir de nouveaux amis et de nouveaux forums.
voili-voilà !…
Bonjour à tous!
Pour ma part, je ne suis pas écrivain au sens où on l’entend communément, je n’écris ni livre, ni BD, ni nouvelles ou autres. Je me suis plutôt tourné vers la poésie et le théâtre. Toujours en vers et contre tout, telle est ma devise! Mais, les réjouissances de l’écriture cachent effectivement un problème de taille: le complexe! Je suis de ceux qui ne peuvent dévoiler trop publiquement leurs sentiments. Ecrivant d’une plume trempée dans mon coeur, il m’est, de ce fait, très difficile d’avouer à mon entourage que je griffonne, que j’écris. Je remercie d’ailleurs les auteurs de ce blog de permettre aux gens de plume une petite séquence psychanalitique.
« Quest-ce que ça mange un écrivain en hiver? »
=> Pour ma part, pas grand chose de plus qu’en été.
C’est le principal problème de l’écriture. A force d’écrire avec son coeur, nos émotions (en tout cas, les miennes) sont exacerbées et l’on se laisse souvent dépasser par elles (ce n’est pas un récit d’anorexique, ne vous faites pas de souci), aussi paradoxalement que la situation le permette:
- on vit normalement,
- choc/élément perturbateur (positif ou négatif dans l’instant)
- émotions naturelles qui en découlent,
- écriture pour exorciser ou capturer ce moment,
- plaisir d’écrire mais souffrance morale tout de même (je ne sais pas si je suis le seul dans ce cas, mais mes pages sont toutes gondolées car souvent humectées de larmoiements primaires pendant l’écriture, d’où le paradoxe.
… et puis on se relit, se lit sous d’autres angles, analyse de la situation à posteriori qui nous amène à d’autres conclusions que celles que l’on a tirées au moment des faits. On se rend compte que notre rôle n’a pas été bien joué, que nos répliques eurent pu été plus réfléchies, plus humoristiques, moins trahissantes…
C’est ce raisonnement post-fact qui nous conduit à une réflexion plus poussée que celle du commun des mortels, et même si il nous fait devenir à chaque fois un peu meilleur dans l’épreuve, nous devons aussi accepter de subir toutes ces épreuves plusieurs fois (second paradoxe traduisant un certain masochisme d’un auteur: une situation sera d’autant plus revécue si elle est profondément désagréable, chagrin d’amour, rupture, divorce, licenciement, décès…)
- on peut donc en arriver à des points plus ou moins poussés comme perte de l’appétit, sociabilité réduite, voire même schizophrénie (schizo’, freine! tu vas trop vite!…oups!…pardon!)
Pour répondre à la question initiale en lui attribuant le sens voulu par son auteur, je dirais qu’il faut manger pour vivre, indéniablement. Pourtant, la condition d’auteur/écrivain/compositeur/j’en passe et des meilleurs/… ne permet pas toujours de remplir à la fois son frigo, son ventre, son compte en banque (ou la boîte à chaussure cachée en haut du placard pour certains), ses pages blanches. Je suis encore étudiant, donc sans le sous, insouciant, un peu saoûl (mais pas souvent) et je subviens à mes besoins primaires en travaillant dans l’animation sur les temps de vacances, je donne des cours aux collégiens/lycéens en difficulté… J’ai de quoi vivre mais toujours de justesse! Comme disait Coluche: « la fin du mois était dure, surtout les trente derniers jours » Ceci dit, je peut toujours demander un soutien financier de la part de mes parents (mais c’est un peu comme tricher) en cas de crise économique dans mon portefeuille.
Voilà. En espérant que j’aie répondu de mon mieux à la question posée et que je ne me sois pas trop étendu sur des sujets que vous pouvez juger comme inoportuns,
poétiquement vôtre,
.cyr.
Merci Cyril. Si tous les commentaires pouvaient être aussi impliqués, ce serait géant. Quant au qualificatif « écrivain », selon moi, il s’applique à l’auteur dramatique.
J’ai découvert ce blog par le biais de quelqu’un avec qui j’ai discuté sur un forum littéraire et qui m’a encouragé à y faire un petit tour.
Moi, je suis écrivain, et même un peu publié… Un peu seulement, faut pas exagérer.Donc je ne vis pas de ça… J’ai publié des nouvelles, des contes fantastiques dans des revues et des recueils collectifs et plus récemment un petit texte aux excellentes éditions Filaplomb (www.filaplomb.fr).
Mais bien sûr, cela ne me suffit pas, j’en veux toujours plus… Malheur à ceux qui se contentent de peu disait Henri Michaux. J’écris depuis que j’ai 6 ans (j’en ai 33 mais ça va bientôt changer). J’ai plusieurs romans « en stock » dont un (le dernier en date) est achevé depuis quelques mois. Je l’ai lu, relu, travaillé, retravaillé en long et en large et comme j’en suis toujours content, je vais me lancer dans l’aventure de la tentative de publication. Mes relations dans le monde cruel et pathétique de l’édition n’étant pas nombreuses, je vais bêtement envoyer mon manuscrit par la poste… Je sais que la chance de surnager dans le flot incessant de papiers inutiles auquel les éditeurs doivent faire face est assez faible, mais il faut bien tenter le coup, non ?
Le plus dur en ce moment, c’est de décider quels éditeurs contacter… Les gros ? Les moyens ? Les tout petits petits que l’on ne connaît même pas ?… Bref, je suis à la recherche d’une petite liste non exhaustive de maison d’éditions qui pourraient être un peu moins frileuses que d’autres.
Si quelqu’un passe dans le coin et a quelques idées, je suis preneur.
Est-ce que nous ne sommes pas tous un peu écrivains/auteurs/poètes à nos heures ? Qui d’entre nos connaissances proches ou plus lointaines n’ont jamais couché sur le papier quelques lignes plus ou moins en rime pour une maman, un papa..? Combien de personnes ont-elles un jour ressenti la muse les étreigner commençant un roman sans jamais parvenir au bout ?
Oui, je crois sincèrement qu’en chacun de nous il y a cette graîne d’auteur. Par contre, de-là à parvenir à vivre de son don ( je préfère cela à » son art » ), c’est peut-être le miniscule espace de rêve qui se trouve en chacun de nous ? Pour ma part j’ai la chance de pouvoir ne dormir que peu; d’où: silence alentour, temps libre pour me « menotter » au clavier et laisser mes sentiments, mon imaginaire naviguer au gré des neurones passeurs d’informations vers les doigts.
Je viens de terminer le manuscrit de mon second roman, ai commencé le 3e et, je fais comme tant d’autres ( spécialement en Israël) mes quelques 50 heures/semaine de travail + la maison + les enfants…Mais je ne me plains pas car mon journalier me permet d’avoir mon temps de libre pour laisser aller ces démangeaisons de l’écriture. De-là à me croire ECRIVAIN, AUTEUR…L’imaginaire est mon fil conducteur et c’est peut-être le plus grand des bienfaits qui me soit donné !
Marc.
23 mai, 2007 à 2:58
ouais, entièrement d’accord, et je dirai même plus : ça mange quoi en été aussi ???? je sors du BAS (bureau d’aide
sociale) et avant de l’ANPE (ça, on sait) et encore avant d’un espèce de programme d’aide aux pauv’artistes dans notre genre qui sont des cigales, mais bon, ont-ils jamais eu l’occasion d’être des fourmis ??? d’ailleurs, c’était un truc nul qui ne sert à rien mais qui leur donne bonne conscience…
bisous à toutes et à tous, et à quand une gigantesque pétition internautique pour interpeller le ministre de la Culture sur nos conditions d’existence ???
13 décembre, 2007 à 6:13
Beaucoup de gens, de jeunes sont dans la même situation que toi. Il y en a qui campe tout l’été. Pour la question financière, il y a les travaux agricoles (vendanges, tailles diverses et variés,…), les animations culturelles (atelier d’écriture, atelier de lecture, atelier machin et autres,…). La solution du double emploi ou de l’activité saisonnière sont des “stratégies” qui ont fait leurs preuves, mais… pour l’inspiration, le temps d’écriture, c’est une question de discipline. Sentir le vent, ne pas le laisser s’échapper et dormir peu.
Romaric Maucoeur a écritle 5 octobre 2008 à 14:32
Chers amis du groupe,
Permettez-moi de prendre quelques minutes de votre temps pour vous présenter un nouveau projet…
Chemins de traverse est une maison d’édition numérique en construction qui éditera en ligne des ouvrages de qualité à destination de tous les publics en se développant dans tous les domaines. Naturellement le théâtre fait partie de ces domaines.
L’ouverture en ligne de Chemins de traverse aura lieu dans le courant de l’année 2009. D’ici là, en tant que directeur éditorial des collections théâtrales, j’ai en charge d’établir un premier catalogue d’ouvrages.
Mes principaux objectifs dans mon travail seront d’offrir au public le choix le plus large possible de textes dramatiques, dans les genres les plus variés, pour un répertoire essentiellement francophone ; et de permettre à des auteurs contemporains de disposer d’un outil commode de diffusion de leurs textes, de même que de toucher une rémunération pour leur travail d’écriture, à mesure des téléchargements.
Si vous écrivez pour le théâtre et que ce projet vous intéresse, contactez-moi pour de plus amples renseignements à cette adresse : romaric.maucoeur@chemins-de-traverse.fr.
Si vous connaissez des personnes susceptibles d’être intéressées par cette opportunité, n’hésitez pas à leur faire état de ce message ou à le leur transmettre.
Dans tous les cas de figure et dans un souci mutuel de clarté, je ne permettrai la diffusion des œuvres que dès lors que leur(s) auteur(s) les auront déposées à la SACD.
En attendant que nous fassions un bout de chemin ensemble,
Bien cordialement,
Romaric Maucoeur
Derniers commentaires importés de facebook :
Le groupe Facebook de ce blog est ici : http://www.facebook.com/group.php?gid=36410030283
———————
Emmanuel wrote at 11:08am on May 4th, 2009
et le peintre, il mange pas en hiver ?
Amitiés Emmanuel
Sigur wrote at 3:29am on April 15th, 2009
Bon, je ne sais pas ce que tout ça peut donner, mais je rejoins le groupe avec plaisir.
Denis SIGUR
Lebrun wrote at 8:12am on March 28th, 2009
Mouais…
Florence wrote at 7:56am on February 27th, 2009
Edith, je t’adore et me reconnais tellement dans ce que tu viens de dire… persiste et profite !
Edith wrote at 6:48am on February 27th, 2009
Le mieux et de trouver un emploi fictif où il y a tellement rien à faire que le mieux est encore d’écrire.
Stef wrote at 8:35am on February 19th, 2009
Pour pouvoir écrire régulièrement certains auteurs ne peuvent plus avoir de boulot »alimentaires » à coté… Résultat, ils vivent du rmi quand ils y ont accès, ou grâce à certaines associations tellles que les Restos du Coeur, voire des deux…. Vie de merde
Natacha Bourgoin a écrit
le 6 janvier 2009 à 15:30
moi, je me nourris de la satisfaction d’écrire, ça doit vous faire cette même impression de satiété.
Accessoirement de pâtes aussi dans lesquelles je plonge mon inspiration à eau bouillante, sel, poivre, epic ‘ prêt!
Sabine Chantraine Cachart a écrit
le 5 janvier 2009 à 13:26
Bonjour,
Un petit message afin de me présenter.
Je suis Sabine Chantraine et je viens de publier mon premier roman jeunesse « CORENTIN ET LE ROYAUME DES OMBRES ». Je suis actuellement reconnue comme éditeur indépendant, mais je cherche des partenaires prêts à m’aider et à me soutenir dans le lancement de ma propre société. Je suis à la recherche d’un emploi et j’ai décidé de m’en sortir seule en créant ma propre activité.(écrivain consultant,animation d’ateliers d’écriture et de lecture dans les écoles, bibliothèques et librairies…) Mon roman parle d’un trafic d’objet d’art entre la France et le Mexique et l’enquête est menée en parallèle avec le Royaume de l’au de là. Je suis en train d’écrire la suite (ça plait beaucoup aux adolescents) et j’ai aussi des albums illustrés pour enfants.
Accepteriez-vous d’entrer en contact avec moi? Merci de me répondre
Amicalement
Sabine
Jean-philippe Jozic a écrit
le 31 décembre 2008 à 18:00
Ben, comme en été : des pâtes…
Jacques Safran a écrit
le 27 décembre 2008 à 18:27
le reve aller au dela du reve se nourrir de reves ;mais assouvir ses fantasmes c est la nouriture qui nous garde qui nous rend heureux
Didier Vieillot a écrit
le 18 décembre 2008 à 16:24
coucous a tous je monte une maison d edition »les pommes litteraire » en asso.je cherche des volontaires pour participer a cette aventure contacter moi ….
Laurence S-publicité a écrit
le 10 décembre 2008 à 17:51
Le métier d’écrivain comme celui d’artiste sont les seuls métiers qui n’ont pas de salaire. Seules les ventes leur permet de vivre…. ou non. exception française malheureuse !
Alberto Cefalo (Italy) a écrit
le 3 décembre 2008 à 09:39
Caro, mi viene in mente il concetto di intellettuale organico di Gramsci, le sue riflessioni sulla centralità del ruolo dell’intellettuale, non sò come stati messi in Francia, ma qui in italia la parola d’ordine per avere una propria dignità sociale è produrre, qualsiasi cosa e purtroppo si stenta a capire cosa possa produrre uno scrittore o peggio ancora non si capisce che esistono altri verbi oltre il produrre.
Marie Mélisou a écrit
le 2 décembre 2008 à 21:46
« Dans nos pays », on trouve normal de payer le pain à la boulangerie, les légumes chez le primeur, mais il faudrait que l’écrivain vienne gratuitement en festival, en salon, en dédicace, en intervention scolaire… parce que ça le met en valeur, parce qu’on parle de lui, parce que son ego sera-tout-content et, c’est bien connu, qu’il se nourrit uniquement d’inspiration. Été comme hiver.
Contente de vous rejoindre.
Marie (qui vit des « produits dérivés » de ses livres, cours, ateliers d’écriture et interventions scolaires)
Cartaginoiseries Éditions a écrit
le 2 décembre 2008 à 07:44
« Dans nos pays », je ne sais pas si ça tient de l’acte militant de vouloir se mêler de culture, mais plutôt de souffler dans une trompette dans le désert. Le « consommateur » renacle à acheter un livre (au prix d’une livre de crevettes), mais consent volontiers qu’on le lui offre en échange de ses « encouragements ».
Samir Toumi (Algeria) a écrit
le 1 décembre 2008 à 17:57
Dans nos pays, éditer, écrire, chanter, danser, interpréter, tient de l’acte militant tant les freins sont nombreux. Culture = militantisme, pour montrer que l’on existe et que l’on occupe un minimum d’espace. Quant à manger….
Cartaginoiseries Éditions a écrit
le 1 décembre 2008 à 14:39
D’une (petite) éditrice (pas aventureuse mais obstinée) aux auteurs:
écrire, ou publier, pour ce qu’on croit être le « plaisir des autres », ou plutôt en appel à leur intérêt (intellectuel, évidemt). C’est pour un (petit) éditeur après avoir (fabriqué le livre) et payé les frais de l’édition, récupérer (ou pas) environ 30% sur chaque ouvrage « vendu », supplier les libraires de le mettre 1/ en vente, 2/ en évidence, et (longuement) d’être enfin payée. Puis de méditer, perplexe, devant son stock d’invendus. Bon, continuons ensemble le combat ! Si on ouvrait un groupe de « pourquoi j’achète pas de livres » ?
Marie Olivier-Ziglioli a écrit
le 1 décembre 2008 à 13:09
Ravie de rejoindre ce groupe.
Comme dirait un ami écrivain » Mon ‘écriture me fait très bien vivre… 3 jours par an ! »
Heureusement que le bonheur d’écrire est là
Simone Tassimot a écrit
le 1 décembre 2008 à 12:59
… et les chanteuses, ça chante quoi, en hiver ?
Victor Khagan (Belgium) a écrit
le 15 novembre 2008 à 15:47
D’autres enfants naîtront qui refuseront l’échec et qui, non seulement voudront pouvoir vivre (pas seulement survivre), mais aussi pouvoir aimer et avoir le droit de choisir leur forme de Liberté. (Jules Brunin)
Noëmie Mel Tooça a écrit
le 4 novembre 2008 à 22:20
Je vous lis et je rêve. Vous me faites rêver bande de petits écrivains. Vous ne pouvez pas savoir à quel point l’envie d’être écrivain m’habite. À quel point je rêve, un jour, de faire exploser les ventes.
Je suis tellement pressée de me mettre au travail. Même si je pense qu’à 17 ans ma route est encore longue.
Marie Louise Monast (Montreal, QC) a écrit
le 13 septembre 2008 à 13:50
les compteurs à minima début 2009.
Mon éditeur vient de m’écrire: « en effet je dois baisser le stock de votre livre chez les distributeurs (beaucoup trop de stock) et ce serait dommage de les détruire.
Je devrai décider avant le 15 décembre, car je mets les compteurs à minima début 2009. »
Merci de m’encourager et de vous procurer mon premier roman: ROSE AU CLAIR DE SAN.
Il est difficile pour un nouveau auteur de se faire connaître. Et il se fait connaître uniquement par ses ventes et par le bouche à oreille. Mon roman pourrait être une idée de cadeau d’anniversaire ou de Noël!!
Mille fois merci!
Marie Louise
Nath Ambrossini a écrit
le 12 septembre 2008 à 21:48
Se réveiller un matin et avoir envie de crier toute une foule de sentiments qu’on n’a jamais su dire.
http://www.lulu.com/content/1013546
Pascal Blondiau (Belgium) a écrit
le 2 septembre 2008 à 23:15
Ca y est, je sais ce que font les écrivains en hiver ! Ils lancent des ateliers d’écriture !
Pascal Blondiau (Belgium) a écrit
le 1 septembre 2008 à 12:55
Il me semble qu’il faut bien se dire une chose dès le début : « J’accepterai tout sauf le compte d’auteur – J’accepterai tout sauf le compte d’auteur – J’accepterai tout sauf le compte d’auteur – »
Ceux qui cherchent un éditeur doivent aussi se dire qu’il y a quelque part un éditeur qui les cherche, et qu’il ne sert à rien de « panacher » à tout vat, mais qu’il faut que la rencontre se fasse et que ce n’est bien souvent ni une quête mystique (de la part de l’auteur) ni une simple prévision financière (de la part de l’éditeur). De la même façon qu’on a les amis qu’on mérite, on reçoit probablement, quand on l’a trouvé, l’éditeur le plus en phase avec sa propre production. Et si l’on en trouve pas, c’est qu’on n’a pas suffisement cherché, ou qu’on n’a pas de talent.
Ceci dit, vivre d’écrire est une question franco-française. A part pour dame Nothomb, la question ne se pose même pas de ce côté-ci de Quiévrain.
Edwine Lukamba (Belgium) a écrit
le 22 août 2008 à 23:40
Salut Anthony!
Idem pour moi. Je commence la correction, mais j’ai encore quelques repérages à faire, mais aussi quelques recherches historiques et sociologiques, car mon histoire se passe dans le vieux Londres.
Bon courage à toi!
xx
Anthony Vouille a écrit
le 22 août 2008 à 21:50
Si certains veulent discuter, n’hésitez pas à me laisser un message…
Anthony Vouille a écrit
le 22 août 2008 à 21:48
Je suis sur mon premier manuscrit et je vais le finir d’ici quelques jours avant correction…
Trouver l’éditeur est une autre paire de manche…
Portez vous bien!!!
Laurent Boyet a écrit
le 21 août 2008 à 00:20
J’ai enfin réussi à décrocher un contrat à compte d’éditeur. Mon roman policier est sorti depuis quelques semaines « Le Rédempteur de la Têt », chez Cap Béar Editions. Je ne vis pas de ce que j’écris, mais j’essaie de me rapprocher de mon rêve et, c’est ça qui me nourrit. J’ai été dans le top 100 des meilleures ventes de la FNAC durant une semaine. Je fais des dédicaces. Je suis en course pour un prix littéraire. J’ai choisi une petite maison d’édition régionale et j’en suis heureux. Les grandes majors de l’édition ne sont ouvertes aux nouveaux talent que durant les journées du patrimoine, et encore…..
vous pouvez me retrouver sur ce site
http://freud-moi-et-les-autres.spaces.live.com/
A bientot…..
Edwine Lukamba (Belgium) a écrit
le 19 août 2008 à 11:55
Hehe, j’adore le thème de ce groupe!
Voulez-vous vraiment savoir ce que je mange en hiver?
C’est vrai que c’est très difficile d’avoir de grands projets, sans avoir les fonds, ni même le temps, surtout quand on doit gérer son boulot et être disponible pour sa famille. La vie n’offre pas à tous les mêmes facilités au départ.
Comme tous, j’espère avoir la chance que l’on apprécie mon oeuvre. Mais en attendant, j’avoue que le frigo est plus souvent vide que plein! ^^
D’ailleurs, si un jour je devais me faire éditer, j’aimerais débourser le moins possible!
Cela ne fait pas si longtemps que mon entourage sait que j’écris. Ca les intrigue un peu, bien sûr. Mais ils semblent impatients de me lire ou d’en lire plus (certains ont lu les premiers chapitres), et ça me motive davantage!
Actuellement, je suis en pleine relecture. Voici le thème de mon roman.
http://www.facebook.com/note.php?note_id=27442225909
A bientôt et bonne journée!
Julien Le Minous a écrit
le 14 août 2008 à 19:11
Bonjour tout le monde, j’aurai besoin de conseils à propos d’une réponse positive que j’ai reçu aujourd’hui concernant la distribution de mon premier roman, mais étant jeune auteur et ayant envoyé mon manuscrit dans une petite maison d’édition (si quelqu’un peut me donner quelques conseils en m’ajoutant en tant qu’ami je serai plus précis^^), certaines parties du contrat me semblent assez abusives :
- des frais de participation à l’édition sont réclamés et doivent être payés par l’auteur
- le somme totale s’élève à près de 500 euros
Il est certain que je ne paierai rien car tout cela me semble abusif, mais quelqu’un saurait-il me guider ? me dire si ces pratiques sont courantes ? dois-je me résoudre à faire un pur chef-d’oeuvre pour ne pas avoir à passer par ce genre de petites maisons d’édition ?
Guy Bosschaerts a écrit
le 7 août 2008 à 17:42
Un écrivain, ça pense qu’il a pesé chaque mot pour faire accepter le manuscrit par le cabinet juridique de l’éditeur. Il pense que ça n’a déjà pas été facile d’omettre une partie de la vérité mais que pourtant la véritable censure arrive plus tard, quand les directions de chaines télé interdisent aux animateurs de le recevoir et que même les potes qui bossent dans les médias nationaux disparaissent brusquement.
Catherine Belkhodja a écrit
le 19 juillet 2008 à 16:38
A chaque jour suffit sa peine
Donc il a fallu inventer chaque fois de nouvelles idées
pour manger l’hiver
Je vais vous donner une dizaine de recettes prises au hasard.
Pour répondre précisément à la thématique du blog, je tiens à préciser
- que la période de vaches maigres du passé n’est pas limitér au passé, se perpétue dans le présent et est susceptible aussi de perdurer dans l’avenir.
( Tant mieux si l’avenir vient contredir mon estimation de se perpetuer dans l’avenir )
donc
Dix idées pour manger l’hiver:
1) manger l’hiver au vrai sens du terme :
manger le mot hiver et faire qu’il disparaisse :
- en allant dans des pays plus chauds vivre d’amour et d’eau fraîche
2) ecrire des articles pour une rubrique gastronomique:
d’une pierre deux coups: la pige qui paie la facture de gaz et …
le délicieux repas qu’on doit commenter ( Faites comme moi: Exigez le très haut de gamme et refusez les gargottes en disant que cela ferait perdre des abonnés au magazine!
3) Faites de la figuration pour des banquets dans les films !
Vous êtes payés pour manger toute la journée et terminez la journée avec une enveloppe de 200 euros pour …
achetez vos yaourts le lendemain !
4) Un vernissage par soir
Chips, olives , cacahuettes et champagne à gogo ! … en plus d’un enrichissement culturel
Si vous ne voulez pas grossir, ne cueillez que les crudités sur les canapés: un mini haricot vert par ci, une mini asperge par là .. une tomate miniature ici, un oeil de caille par là et … débarassez vous de la mayonnaise sur les rideaux ou sur la nappe ! Les retardataires seront bien contents de trouver encore les morceaux de pain de mie quand les plats seront vides ! .. C’est bien de laisser un peu de restes aux plus pauvres que vous !
5) Troquez !
Plus que 3 à trouver pour tenir ma promesse !
Un bon repas contre un livre invendu ou … invendable !
6) Ecrire pour les pas doués
contents d’avoir un texte à signer sans subir les affres de la création.
Heureusement, comme les pas doués vaniteux sont nombreux , beaucoup de commanditaires potentiels ne demandent que cela !
7) Animation
Vous lisez vos textes dans un diner ou vous etes naturellement invité. Rassurez vous , au bout de 3 minutes, les invités commenceront à boire et discuter et vous serez dispensé de lecture !
Invitation à un congrès ou un séminaire . Nourri logé .blanchi.
Il suffit de prévoir un sujet très pointu:
- le langage des papillons en Corée du Sud
- Ecrire dans le train : sociologie d’une écriture en déplacement.
- La virgule dans le roman du XI ème siècle
9) Solution abjecte:
Ecrire un pamphlet politique sur une personnalité abjecte et négocier pour ne pas la publier !
10) Ecrire -sans faire exprès le best steller du siècle !
Eh oui, cela arrive parfois … Et on peut devenir milliardaire
( mieux vaut ecrire un roman que de la poésie )
Voilà ! Ai-je bien répondu à la question, Mdame ?
Virginie Jouannet Roussel a écrit
le 16 juillet 2008 à 14:56
Marcel a raison…j’ajouterai qu’un écrivain c’est poly-tâche, ambidextre et ménager-à-tout-faire… un quignon et zou!!
Nathalie Bétrix a écrit
le 7 juillet 2008 à 20:40
Un job pour la bouffe et écrire pour le plaisir.
Combien d’écrivains publient sans le compromis du « vendable » ?
Muriel Roland a écrit
le 1 juillet 2008 à 11:37
Pour manger cet hiver je mets l’un de mes romans en téléchargement gratuit tout l’été sur http://www.lulu.com/content/546379
Paradoxe? Quel paradoxe?
Alain Marc a écrit
le 24 juin 2008 à 16:41
Connaissez-vous « l’Agence des droits à la hauteur » qui vient d’envoyer une lettre à la ministre de la culture et qui milite pour la création d’une structure intermédiaire entre les auteurs et les éditeurs dans le but de définir clairement les règles et dans une bonne entente ?
Voir
http://lagencedesdroitsalahauteur.hautetfort.com/archive/2007/11/21/notre-lettre-a-la-ministre-de-la-culture.html
pour la lettre, l’ancien lieu
http://lagencedesdroitsalahauteur.hautetfort.com/
et le nouveau
http://lagencedesdroitsalahauteur.vox.com/
Jon Davison (London) a écrit
le 16 juin 2008 à 14:38
….et en hiver, les pensées tacites ont lentement fondu comme des glaçons sur ma langue….
Jon Davison (London) a écrit
le 15 juin 2008 à 19:15
Trop souvent, j’ai dû manger mes propres mots.
Joaquim Hock (Belgium) a écrit
le 15 juin 2008 à 18:45
Il l’a frottée
Ne l’a pas réchauffée
A peine il la sentait ;
Car, par le froid pincée,
Elle se retirait.
Il l’a pesée
Comme on pèse une idée,
En l’appuyant sur l’air.
Puis il l’a mesurée
Avec du fil de fer.
Il l’a touchée
De sa lèvre ridée. -
D’un frénétique effroi
Elle s’est écriée :
Adieu, embrasse-moi !
Il l’a baisée,
Et après l’a croisée
Sur l’horloge du corps,
Qui rendait, mal montée,
De mats et lourds accords.
Il l’a palpée
D’une main décidée
A la faire mourir. -
- Oui, c’est une bouchée
Dont on peut se nourrir.
Il l’a pliée,
Il l’a cassée,
Il l’a placée,
Il l’a coupée ;
Il l’a lavée,
Il l’a portée,
Il l’a grillée,
Il l’a mangée.
Quand il n’était pas grand on lui avait dit : Si tu as faim, mange une de tes mains.
XAVIER FORNERET
Jeremiah Duboff a écrit
le 11 juin 2008 à 11:10
Merci a tous ceux qui nourrissent ce groupe. En guise de réponse, il faut manger la faim elle-même….
Irène Pauletich a écrit
le 20 mai 2008 à 20:04
ne te fâche pas Mihal, c’est vrai que présenté comme ça, on a envie d’en rire, mais les auteurs qui galèrent, je connais, il y a des moments où ça ne fonctionne plus, tu n’as plus d’inspiration, tes livres ne se vendent plus sans explication, puis ça repart…
C’est un peu pour ne pas être seule et démoralisée que j’avais créé le forum des auto édités où on se serrent un peu les coudes.
Sinon, on a vite fait de baisser les bras.
Irène Pauletich a écrit
le 20 mai 2008 à 13:32
pour répondre par une gentille plaisanterie à une intervention de Judith un peu plus bas, un auteur mange quand son éditeur l’invite… moi mon éditeur m’invite à chaque repas, mais c’est moi qui épluche les patates, puisque je suis en même temps mon éditeur.
Irène Pauletich a écrit
le 20 mai 2008 à 13:28
je pense que les écrivains mangeront mieux en hiver quand on cessera de leur dire : mais quand vas-tu te trouver un vrai boulot…
Quand écrire sera reconnu comme métier…
Quand vous répondez à un sondage et qu’on vous demande votre métier : la tête du sondeur quand vous répondez écrivain !
Eric Lequien Esposti a écrit
le 18 mai 2008 à 01:59
Alors, imaginez un auteur non publié (sous-sourire) ; qui aura pourtant passé autant de temps et mis autant d’énergie à écrire que s’il se savait l’édition acquise (glurp) !
Judith Vernant a écrit
le 16 mai 2008 à 16:51
Chez Moisson rouge nous ne sommes qu’éditeurs mais si on faisait ce métier pour devenir riche ça se saurait. Quoiqu’on ne cracherait pas sur un petit best seller pour continuer le combat, évidemment. Courage à tous…
Editions Territorey a écrit
le 16 mai 2008 à 00:23
Chère Judith, je ne peux qu’être d’accord avec vous, puisque, en l’occurence auteurs et éditeurs ne font qu’un au coeur des Editions Territorey !!! J’écoute à l’instant les feux d’artifices royaux, par Handel, cela me fait penser aux grands festins d’Antan … Ah, c’était le bon temps (sourire narquois) !
Fuks Vanessa a écrit
le 13 mai 2008 à 17:16
Oui, restons sérieux, si il y a sur ce forum des auteurs qui n’ont eu aucun mal à se faire publier , sans jamais avoir le moindre piston et qui ont vendu directement 100 000 exemplaires de leur premier roman, qu’ils se fassent connaitre…. ( on ira tous bouffer chez eux!)
Judith Vernant a écrit
le 13 mai 2008 à 10:28
Un écrivain, ça mange quand son éditeur l’invite, c’est-à-dire pas souvent, et quand il lui verse son à valoir, c’est-à-dire pas souvent non plus.
Il faut dire que parfois l’éditeur mange à peu près autant que l’écrivain, sauf quand son diffuseur l’invite, c’est-à-dire, etc.
Hum.
C’était le mot de l’éditeur affamé.
Editions Territorey a écrit
le 12 mai 2008 à 09:25
Quand l’écrivain ne broie pas du noir avec ses petites dents presque déchaussées, il mange de la confiture de mirabelle, fruit que l’on récolte au mois d’août en Lorraine !
L.Sarah Dubas a écrit
le 9 mai 2008 à 10:01
Un écrivain, c est comme un peintre, un cinéaste, un collagiste, et quelques uns, il refait le monde sur terre, il est en lutte avec Dieu, le « grand créateur » un ecrivain a cette prétention de dire: c est moi qui decide, un écrivain pauvre peut installer un decor Hllywodien etc etc, tout est possible, l ecrivain a une baguette magique dont il ne se sert pas forcement d ailleurs-Un écrivain fait de la concurence au plus haut des mentors donc, si en plus il mangeait comme tout le monde, oui il peut manger des cerises en hiver mais aussi l air du temps- c est un statut a part, un metier? l ecrivain est anthropophage, il se nourrit de ses contemporains, de sa femme, de ses meilleurs amis, de son chien, de sa cremiere, du marchand de tabac-
Xavier Löwenthal (Belgium) a écrit
le 9 mai 2008 à 00:27
en hiver, un écrivain mange la même chose que l’été.
un écrivain, comme tout le monde, est payé autant qu’il rapporte. en l’occurrence, (le plus souvent) rien. mais il vit.
Angela D.S a écrit
le 7 mai 2008 à 00:49
Un écrivain a besoin de soleil, d’une lumière et surtout de dormir, du repos…
Il se nourrit de la nature surtout.
Fuks Vanessa a écrit
le 6 mai 2008 à 15:33
A la limite, un écrivain, ça boit. Trop, de la mauvaise vinasse ( si c’est un grand cru, c’est un vendu) en s’enervant et en en renversant sur ses feuilles ou à la rigeur de l’absinthe, pour les romantiques tendance desepérée. Dans ce cas, il s’endort sur son ébauche et se reveille le matin, triste et vaseux, des petites lettres imprimées sur la joue.
Michèle Sébal a écrit
le 6 mai 2008 à 14:16
Un écrivain, ça mastique en pensant au croquant du fruit, au bruit de sa digestion, à la mouche qui l’asticote, aux asticots…
Un écrivain mâche de l’air et s’imagine poisson ou mâche du poisson en prenant l’air… rien ne l’arrête.
En été comme en hiver, c’est pas parce qu’il n’a pas les ronds qu’il la boucle. Alors il bosse ailleurs, attend la nuit pour enfin coucher ses écrits sur le clavier, avec l’espoir, un jour, d’en vivre.
Marco Carbocci a écrit
le 6 mai 2008 à 10:22
Bien content d’apprendre qu’un écrivain n’a pas besoin de manger. Du coup, je vais pouvoir virer mon budget « bouffe » sur mon budget « loisirs et cigarettes ».
Franck Laroze a écrit
le 6 mai 2008 à 02:03
Un écrivain, ça ne mange pas (plus) dans ce monde: ça jeune, pour avoir des visions.
Un écrivain ça ne mange pas: ça hypoyhèque son cadavre.
Un écrivain ça ne mange pas: les digestions sont trop lourdes pour qui doit avoir l’esprit aérien.
Un écrivain ça ne mange ni en hiver ni en été, car si ça écrit pour manger, ce n’est pas un écrivain: c’est un pisseur de copies frelatées.
Un écrivain, ça se débrouille autrement pour assurer son indépendance d’esprit.
Enfin, un écrivain n’a faim que d’écrire.
Fuks Vanessa a écrit
le 5 mai 2008 à 14:19
Mais un ecrivain n’a pas besoin de manger,il se sustend de sa propre spiritualité et rechauffe ses doigts engourdis par le froid en noicissant nuit et jour des pages vierges à la leur de son unique bougie…
Pascal Durand (Belgium) a écrit
le 3 mai 2008 à 14:07
Une pensée de Groucho Marx : « Parti de rien, je ne suis arrivé nulle part ».
Et une autre, de mon propre cru : « Inconnu de son vivant, il fut oublié à sa mort ».