Un auteur, qu’est-ce que ça mange en hiver?

Si, rares sont les auteurs qui vivent de leur plume, encore plus rares sont-ils à en parler ouvertement. Surtout s’ils n’y arrivent pas. Ceci qu’il ou elle soit débutant ou vétéran, (mal) publié ou boudé par les comités de lecture, (re)connu par ses pairs mais méconnu d’un large lectorat ou, pire : encore inconnu au bataillon. Si vous me permettez de généraliser -avec la prudence de réserve qui s’impose en ce procédé- je dirai qu’ils me semblent tous avoir ce point commun :A l’exception de quelques graphomanes -par nature décomplexés-, il me semble que la plupart des ces auteurs demeurent mutiques, ou subitement amnésiques, quant à leur cheminement de vaches maigres. Et, partant, totalement décalés socialement quant à la déclinaison de leur identité (combien de jeunes auteurs confient à leurs proches et leurs employeurs qu’ils écrivent ?). Au risque de développer un comportement dichotomique. Quel paradoxe pour des artisans du langage. J’ai eu envie de pallier quelque peu cette parole manquée. De témoigner de mon propre vécu parce que je le sais non singulier : il a des clones par milliers. De même, j’en appelle à votre témoignage. Pas uniquement par souci de partage, mais aussi pour exorciser ensemble cette question. Mettre du signifiant et relever l’humain dans cette rude situation qui prévaut chez l’écrivain(e).

Un auteur, ça vit? Espèce en voie de disparition? ça a besoin de fric comme tout le monde? Oui? Quel métier exerce-t-il qui le fait basculer à côté de sa plume ou à ses côtés? Comment les artistes se débrouillent-ils pour vivre, créer et survivre? Comment les auteurs négocient-ils l’équilibre précaire entre temps alimentaire et temps de création? Ceci pour en rire et en parler ensemble. J’espère bien ne pas demeurer toute seule sur ce blog. Le plus important est votre réaction, votre avis sur la question. Donc, très chers auteurs, vos témoignages de vos astuces et vécu, anecdotes, emplois subalternes ou occupation principale, sont plus que bienvenus : ils sont attendus.

Historique

« Qu’est-ce que ça mange en hiver? » : expression québécoise qui interroge la définition d’une chose inconnue ou non identifiée.

Le blog Ecrivain, ça mange quoi en hiver ? a été créé le 27 décembre 2006.

28 septembre 2008 :

L’aventure de ce blog se conclut. Ecrivain, ça mange quoi en hiver? reste en ligne mais, ceci ne pouvait devenir un vrai blog faute d’avoir l’envie et le temps de l’alimenter régulièrement. N’empêche, ce qui demeure ouvert est l’espace d’accueil pour vos témoignages, vos réactions et avis sur la question. Vous pouvez continuer à déposer (et lire) vos commentaires.

De même, je viendrai recopier ceux laissés sur le groupe éponyme sur facebook.

Un auteur, ça vit? Une espèce en voie de disparition? ça a besoin de fric comme tout le monde? Oui? Quel métier exerce-t-il qui le fait basculer à côté de sa plume ou à ses côtés? Comment les artistes se débrouillent-ils pour vivre, créer et survivre? Comment les auteurs négocient-ils l’équilibre précaire entre temps alimentaire et temps de création? Hum? Ceci pour en rire et en parler ensemble. J’espère bien ne pas demeurer toute seule sur ce blog. Le plus important sont vos réactions, votre avis sur la chose. Donc très chers écrivains et auteures, vos témoignages et astuces, emplois subalternes ou occupation principale, sont attendus.

… à vous…

voir aussi Modus vivendi

Il existe aussi un groupe sur Facebook (non, rien de plus à lire, tout est ici)

groupe Facebook